18 août 1908 Béziers (Hérault)
30 mars 1988 Paris
Milieu Familial

Fils de Jean-Baptiste, médecin, et de Claire LAVIT (fille de médecin)
Épouse en 1931 Lucie MEYER (décédée en 1977) journaliste et femme de lettres.
Deux enfants : Sylvie (Mme Ch. DAYMONT), Agnès (Mme E. OPPENHEIMER puis J. LESTANG)
En 1979, épouse en secondes noces Marie-Jeanne VUEZ.
Études
Collèges de Verdun (Meuse), Narbonne (Aude) et Fontainebleau (Seine-et-Marne), cours La Bruyère, lycées Janson-de-Sailly et Voltaire, faculté de droit de Paris, École des langues orientales.
Doctorat en droit (1929), agrégation de droit (1962), diplôme de russe.
Carrière professionnelle
Avocat au barreau de Paris (1929)
Professeur de droit et de sciences économiques aux universités de Dijon (1962-1963) et Besançon (1970).
Mandats électifs
Famille politique : radicaux
Maire de Port-Lesney (Jura, 1947-1971, 1983-1987) et de Pontarlier (Doubs, 1971-1977)
Conseiller général de Villers-Farlay (Jura, 1949-1967) puis de Pontarlier (Doubs, 1967-1987) ; président du conseil général du Jura (1949-1967) ; vice-président du conseil général du Doubs (1967-1987)
Conseiller régional de Franche-Comté (1974-1987) ; président du conseil régional de Franche-Comté (1974-1981, 1986-1987)
Député du Jura (1946-1958) puis du Doubs (1967-1978)
Sénateur du Jura (1959-1966) puis du Doubs (1980-1987)
Député européen (1980-1987) ; président du conseil des régions d'Europe (1985).
Responsabilités exercées
Secrétaire général adjoint du Gouvernement provisoire à Alger (1943-1944)
Chargé de mission au cabinet de René CAPITANT, ministre de l'éducation nationale (1944-1945)
Procureur général adjoint auprès du tribunal international de Nuremberg (1945-1946)
Sous-secrétaire d'État aux finances (13 février 1949-2 janvier 1950)
Ministre de la justice (1951-1952)
Président du Conseil (1952, 1955-1956)
Ministre des affaires étrangères (1955)
Ministre de l'agriculture (1966-1968)
Ministre de l'éducation nationale (1968-1969)
Ministre des affaires sociales (1972-1973)
Président de l'Assemblée nationale (1973-1978)
Président de la mission du bicentenaire de la Révolution française (1986-1988).
Ministre du budget, des finances, des
affaires économiques
et du plan durant 1044 jours

dans les cabinets QUEUILLE
(2-12 juillet 1950) [Budget],
PLEVEN
(12 juillet 1950 - 10 mars 1951) [Budget],
QUEUILLE
(10 mars - 11 août 1951) [Budget],
FAURE
(20 janvier - 8 mars 1952) [Finances],
LANIEL
(28 juin 1953 - 19 juin 1954) [Finances et affaires économiques],
MENDÈS FRANCE
(19 juin 1954 - 19 janvier 1955) [Finances, affaires économiques et plan]
et PFLIMLIN
(14-31 mai 1958) (Finances). |
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Résumé de l'action ministérielle

1950-1951 : assistant au budget de Maurice PETSCHE, Edgar FAURE réalise le plan d'économie de 25 milliards de francs décidé en 1950 et fait voter une loi d'amnistie fiscale accordant aux contribuables récalcitrants un nouveau délai pour déposer ou compléter leur déclaration.
1952 : au cours de cette première et fort brève expérience de chef de gouvernement, Edgar FAURE est amené, devant la dégradation de la balance des paiements, à suspendre la libération des échanges et à définir des programmes très stricts d'importation. Il institue la commission des comptes et des budgets économiques de la Nation (décret du 18 février) et transfère à la direction du Trésor le bureau de statistique et d'études financières, matrice de la future direction de la prévision.
1953-1955 : le 11 juillet 1953, l'Assemblée donne pleins pouvoirs au ministre pour agir par décrets dans le domaine économique. Deux trains de textes, parus successivement le 9 août et le 30 septembre 1953, réglementent l'innovation dans les secteurs les plus divers : les entreprises de crédit différé, les marchés d'intérêts national (MIN), les marchés et les prix agricoles (céréaliers et viticoles, notamment), mais aussi la formation des experts comptables, la construction avec l'instauration de la cotisation du 1% patronal, la concurrence enfin avec la création de la commission nationale technique et des commissions départementales des ententes.
Les mesures prises fin 1953 et tout au long de 1954 rendent plus perceptibles les contours du grand dessein ministériel qui vise à promouvoir, par le biais des investissements publics et des prêts bonifiés du Trésor, un réaménagement économique du territoire. Elles se matérialisent avec l'institution du fonds de construction, d'équipement rural et d'expansion économique (11 février 1954), puis du fonds de reclassement de la main-d'uvre (6 décembre 1954) ou la mise en place des primes d'adaptation, de conversion ou de décentralisation industrielle, et sont favorisées par la réforme fiscale, publiée le 10 avril 1954, qui supprime la taxe à la production, majore de 2% l'impôt sur les sociétés, et introduit la taxe sur la valeur ajoutée. Une taxe spéciale temporaire est également créée, pour favoriser les exportations.
Écrits

Politique économique : Le plan d'expansion économique de dix-huit mois et le programme d'expansion économique (1954).
Autobiographie : Mémoires, t.I : "Avoir toujours raison...c'est un grand tort" (1982) ; t.II "Si tel doit être mon destin ce soir..."(1984).
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