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Framatome
Sommaire :
1) En deux ans, les quatorze chantiers de la restructuration du secteur public ont été menés à bien. Le contraste est frappant le secteur public, en plein désarroi en juin 1997, a été remis sur les rails. Le secteur public était un handicap ; il est devenu un atout.
a - C’est vrai tout d’abord des sept chantiers du secteur financier public. Il y a deux ans, 5 entreprises (Crédit Lyonnais, GAN, CIC, SMC, Crédit Foncier) étaient menacées de liquidation faute de négociation sérieuse avec Bruxelles ; 2 attendaient de retrouver une stratégie (CNP, Caisses d'épargne).
Depuis, ces sept entreprises ont toutes retrouvé une perspective. Le " trou " du secteur financier public pour l'Etat s'élevait à plus de 130 MdsF ; les pertes ont été ramenées à environ 50 MdsF.
b - C’est vrai désormais des sept chantiers du secteur industriel public. Il faut se souvenir de la situation de juin 1997 l’industrie aéronautique et de défense était paralysée, après deux tentatives avortées de privatisation de Thomson CSF ; TMM valait " 1 FF " et devait être cédée à qui en voulait bien ; l’alliance Aérospatiale / Dassault était dans l’impasse ; le dossier Eramet bloquait toute évolution institutionnelle en Nouvelle Calédonie ...
Deux ans plus tard, le secteur industriel national a retrouvé une vraie mobilité stratégique et se retrouve au centre du jeu européen 1) Thomson CSF, dont la position en Europe est confortée par le partenariat technologique et industriel avec Alcatel ; 2) TMM a retrouvé dynamisme et confiance en soi ; 3) Air France possède aujourd’hui tous les atouts pour faire jeu égal avec les plus grandes compagnies aériennes mondiales ; 4) Eramet a doté la France d’un opérateur minier de rang mondial ; 5) France Télécom est doté de moyens à la hauteur de ses ambitions ; 6) Aérospatiale, allié avec Matra Hautes technologies, est devenu un acteur incontournable de la restructuration aéronautique européenne ; 7) Framatome constituera aux cotés de Cogema un pôle européen de première ampleur.
2 ) Chacun des ces quatorze chantiers a été mené à bien avec la même méthode et les mêmes objectifs.
a - Une méthode : la concertation. A chaque fois, pour chacun de ces quatorze chantiers, le pari de la transparence et du dialogue a été fait. Les restructurations ou privatisations menées dans le secret des antichambres ministérielles ou des locaux feutrés des banques conseils n’ont plus cours. Pour la première fois, la transparence a été de mise. Modernisation économique et modernisation sociale vont de pair.
Là où les formules à l’emporte pièce ou l’ignorance pure et simple du jeu social étaient la règle, le Gouvernement a érigé en principe le respect des salariés et la discussion. Cette méthode est exigeante ; elle est indispensable pour gagner l’adhésion des salariés et le succès des opérations.
b- Deux objectifs :
Le Gouvernement a substitué de vraies restructurations industrielles. La totalité de nos entreprises sont désormais sortis des turbulences, dotés d’un actionnariat stable, d’une stratégie claire et de partenariats forts. Les illustrations sont multiples Thomson CSF avec Alcaltel ; Air France avec Delta Airlines ; TMM avec Nec, Microsoft, DirecTV et Alcatel ; GAN-Groupama ; CIC-Mutuel...
Les opérations Framatome-Cogema et Thomson CSF-Alcatel tournent la page d’une restructuration profonde du secteur public, industriel et financier. Les restructurations qui ont été menées ont toutes poursuivi le même objectif : donner à notre économie les moyens de la croissance, de l’investissement et de l’emploi ; donner à notre pays des groupes forts, compétitifs et innovants ; placer le secteur public au cœur de la modernisation.
Les chefs d’entreprises industrielles l’ont compris : au cours du mois de juin, leur confiance a connu la plus forte progression depuis près de 25 ans.
Au terme de ces deux ans, un constat s’impose. L’erreur des Gouvernements de 1986-88 et de 1993-97 a été de faire de la privatisation une fin en soi, le but ultime d'une stratégie. La propriété du capital n'a de sens qu'au service d'une ambition. Ces Gouvernements ne l'ont pas compris. Le marché tant vanté s'est révélé être un marché de dupes : nombreuses sont les entreprises qui, fortes d'introductions en bourse prestigieuses, ont cru à leur avenir sans voir qu'elles étaient privées des moyens de le construire (cf. UAP).
Aujourd'hui, le marché n'est pas une valeur du Gouvernement. Il peut être un moyen au service des entreprises, de la croissance et de l'emploi.
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1997 |
1999 |
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CREDIT LYONNAIS Solde des pertes nettes (estimation 1995 - 50 MdsF) |
-100,2 MdsF(rapport de l’EPFR) |
- 40 à - 50 MdsF(valeur de cession du Crédit Lyonnais de 48 MdsF ; pertes évaluées à - 86 MdsF+ pertes non chiffrables, soit - 100 MdsF) |
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GAN + CIC |
- 22,85 MdsF(décision Commission européenne30 juillet 97) |
Entre - 1 et – 5,7 MdsF(aléa 4,7 MdsF de garanties de cession) |
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SMC |
- 5,8 MdsF(recapitalisations 93-96 et audit fin 97) |
- 5,8 MdsF(cession pour 10 MF. Audit de la clause de retour à meilleure fortune en cours) |
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CREDIT FONCIER |
- 4,25 MdsF(2,4 MdsF rachat du CFF + 1,85 MdsF de recapitalisation non faite) |
+ 400 MF |
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CNP |
? |
+ 7 MdsF(cession de la participation de l’Etat) |
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TOTAL |
- 133,1 MdsF |
- 39,4 à - 54,1 MdsF |
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P. m. Caisses d’épargne (Prélèvement budgétaire 98 + recette du fonds de garantie des retraites) |
n. s. |
+ 20,9 à + 23,8 MdsF |
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1 -THOMSON-CSF |
(Octobre 1997) Apport (+10 MdsF) des activités de télécom-munications militaires d’ALCATEL / fusion avec DASSAULT-ELECTRONIQUE (création de DETEXIS) / Création d’ALCATEL SPACE par regroupement des activités satellites d’ALCATEL, de THOMSON-CSF et d’AEROSPATIALE |
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2 -T. MULTIMEDIA • |
(juillet 1998) Conclusion de quatre partenariats stratégiques avec NEC, MICROSOFT, ALCATEL, et DIRECTV (+50%) (juillet 1999) Constitution d’une JV 50-50 dans le domaine de la téléphonie résidentielle entre THOMSON MULTIMEDIA et ALCATEL |
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3 - AIR FRANCE • |
(juillet 1998) Consensus social sur l’évolution future de la Compagnie (printemps 1999) Accord avec DELTA AIR LINES |
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4 -ERAMET • |
(février 1998) " Protocole de Bercy " sur l’échange POUM-KONIAMBO (levée du ‘préalable minier’) (février 1999) Fusion avec SIMA (+ 66 %) et entrée au capital d'intérêts calédoniens |
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5 -FRANCE TELECOM • |
(novembre 1998) Augmentation de capital en numéraire lors de la seconde opération de marché (+23 MdsF) (juillet 1999) Entrée sur le marché des cablo-opérateurs britanniques (via NTL) |
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6 –AEROSPATIALE |
(novembre 1998) Apport des 46% de DASSAULT-AVIATION - pacte d’actionnaires (juin 1999) Fusion avec Matra Hautes Technologies (+50%) |
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7 -FRAMATOME |
(juillet 1999) Apport des actifs combustibles de COGEMA concomitamment à l’entrée de ce dernier au capital de FRAMATOME à hauteur de 34% |
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Situation à l'automne 1998 |
Situation après opérations |
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Secteur public |
40 % |
environ 34 % |
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Aérospatiale |
4 % |
0 % |
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ALCATEL |
16 % |
plus de 25 % |
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Groupe DASSAULT |
6 % |
6 % |
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Salariés |
1,50 % |
environ 2,5 % |
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Marché |
32,50 % |
32,50 % |
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Secteur public financier |
Secteur public industriel |
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CIC (avril 1998) |
THOMSON-CSF (octobre 1997 - juillet 1999) |
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GAN (juin 1998) |
THOMSON MULTIMEDIA (juillet 1998) |
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SMC (octobre 1998) |
AIR FRANCE (février 1999) |
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CNP (octobre 1998) |
ERAMET (février 1998 - février 1999) |
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CAISSES D'EPARGNE (juin 1999) |
France TELECOM (novembre 1998) |
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CREDIT LYONNAIS (juillet 1999) |
AEROSPATIALE MATRA (juin 1999) |
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CREDIT FONCIER (juillet 1999) |
FRAMATOME (juillet 1999) |
© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, 04/08/99