La première partie du présent rapport a démontré que de nombreux éléments militaient pour une évolution du statut des caisses d'épargne.
Tout d'abord, la nécessité de garantir leur pérennité, dans un paysage financier modifié par la mise en place de l'euro, en tant que banques de la famille et en tant qu'établissements de proximité au service de l'économie régionale, mais aussi le souci de réaffirmer, de manière claire et forte, leur mission d'intérêt général, ainsi que le besoin de lever l'hypothèque pesant sur la propriété de leurs fonds propres, sur le montant de leur passif social et, enfin, le désir de les doter d'une culture de la performance, qui leur permette de dégager des résultats pour assurer au meilleur prix un service bancaire de qualité à une clientèle populaire et pour financer des interventions sociales.
La seconde partie du rapport explore les différentes possibilités
d'adaptation, en tentant de faire ressortir les avantages et les
inconvénients de chacune des options possibles, qui vont
de la modification a minima du statut issu de la loi du
1er juillet 1983 à la transformation en
société anonyme, en passant par la constitution
d'un secteur public financier, pour s'attarder sur la voie médiane
de la société coopérative ou mutualiste.
© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie- 29 avril 1998