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Foire aux questions


Thème 6 : Gestion des autorisations d'engagement et des crédits de paiement


  Quelle différence entre les autorisations d'engagement (AE) et les autorisations de programme (AP) ?
  Quel événement consomme les autorisations d'engagement ?
  Quel montant doit-on retenir pour la consommation de l'autorisation d'engagement ?
  Que devient l'affectation d'autorisation de programme ?
  L'affectation demeurant (cf question 4), consomme t-elle des autorisations d'engagement comme aujourd'hui elle consomme les autorisations de programme ?
  Les autorisations d'engagement peuvent-elles être consommées de manière globale, comme aujourd'hui le fait l'engagement comptable global ?
  A quoi servent les autorisations d'engagement en dépenses ordinaires ?
  La généralisation des autorisations d'engagement entraîne t-elle la généralisation du suivi d'opération actuellement opéré par la comptabilité spéciale des investissements (CSI) ?
  Que devient l'engagement comptable ?
  Quelle signification des autorisations d'engagement en dépenses de personnel ?
  Quel contenu des reports de crédits de paiement en dépenses de personnel ?
  Les autorisations d'engagement permettront-elles de prendre en compte les charges à payer des dépenses de personnel, notamment les décisions d'avancement ?
  Quelle différence entre les autorisations d'engagement et la comptabilité générale d'exercice ?
  Les autorisations d'engagement ne correspondent-elles pas à la charge en comptabilité générale ?


• Quelle différence entre les autorisations d'engagement (AE) et les autorisations de programme (AP) ?

Les AE concerneront toutes les natures de dépenses, alors que les AP sont actuellement réservés aux dépenses en capital, à l'exception de dépenses de gros entretien militaire.

Les AE sont annuelles et sont désormais annulées en loi de règlement à défaut d'être reportées, alors que les AP étaient, une fois ouvertes, valables sans limite de durée.

Cette différence donne un contenu assez différent aux AE par rapport aux AP lors de leur ouverture en LFI : les AP avaient une portée programmatique que n'ont pas les AE, ces dernières devant être consommées dans l'année.

Les AE seront consommées par le même évènement que les AP : l'engagement juridique.


• Quel événement consomme les autorisations d'engagement ?

La signature de l'engagement juridique (bon de commande, marché…).


• Quel montant doit-on retenir pour la consommation de l'autorisation d'engagement ?

Le montant ferme de l'engagement juridique (bon de commande, marché…), c'est à dire le montant minimal auquel l'Etat s'est engagé et qu'il devra donc payer sauf à se dédire.


• Que devient l'affectation d'autorisation de programme ?

L'affectation demeure : elle correspond à une réservation des crédits nécessaires à la réalisation d'une tranche fonctionnelle d'un investissement.


• L'affectation demeurant (cf question 4), consomme t-elle des autorisations d'engagement comme aujourd'hui elle consomme les autorisations de programme ?

Non. L'affectation réserve les AE pour une opération déterminée, c'est à dire les rend indisponibles pour une autre utilisation. Pour autant cette indisponibilité ne correspond pas à une consommation car elle ne correspond pas à l'enregistrement d'engagements juridiques.


• Les autorisations d'engagement peuvent-elles être consommées de manière globale, comme aujourd'hui le fait l'engagement comptable global ?

Non. La comptabilité des engagements nécessite un suivi individualisé des engagements juridiques par l'identification du tiers.


• A quoi servent les autorisations d'engagement en dépenses ordinaires ?

Elles permettent de suivre les engagements financiers de l'État et de mieux gérer les restes à payer (dépenses engagées non payées) notamment pour les dépenses qui s'exécutent sur plus d'une année civile, soit parce qu'elles durent plus douze mois (voire plusieurs années), soit qu'elles sont " à cheval " sur deux exercices.


• La généralisation des autorisations d'engagement entraîne t-elle la généralisation du suivi d'opération actuellement opéré par la comptabilité spéciale des investissements (CSI) ?

Non. Le suivi d'opération est nécessaire pour certaines dépenses d'investissement, mais pas pour toutes (exemple de l'achat d'un terrain). Le besoin de suivi d'opération n'est pas lié à l'existence ou non de crédits d'engagement (AE) mais à la nécessité de suivre les dépenses concourrant à une même opération mais qui s'exécutent en plusieurs actes juridiques.


• Que devient l'engagement comptable ?

La mise en place d'une comptabilité des engagements juridiques via un système d'information partagé entre les différents acteurs des processus d'exécution de la dépense fait disparaître l'engagement comptable en tant qu'acte matériel support de la comptabilité budgétaire.

Pour autant, le contenu de l'engagement comptable global ne disparaît pas, il est au contraire repris de façon plus explicite dans les différents travaux sur le nouveau cadre budgétaire. Dès lors, la réponse à l'interrogation " l'engagement comptable global : quel avenir ? " est relative à la définition que l'on donne de l'engagement comptable global et à la facette à laquelle il est fait référence.
En effet, l'engagement comptable global actuel recouvre, à lui seul, trois dimensions, du nouveau cadre budgétaire :
- un dialogue budgétaire avec l'ensemble des acteurs sur un budget global et la prise en compte des dépenses obligatoires (cf. travaux sur le nouveau rôle des acteurs) ;
- la réservation de crédits de dépenses ordinaires, c'est à dire d'AE et de CP (cf. travaux relatifs dépenses obligatoires et aux nouveaux processus d'exécution de la dépense, ainsi qu'aux nouveaux systèmes d'information) ;
- la consommation d'AE (cf. travaux relatifs à la comptabilité budgétaire en AE et CP).

Prenons l'exemple d'un budget de fonctionnement globalisé comprenant le loyer et les moyens d'entretienn des locaux administratifs et le fonctionnement courant :

Evènements budgétaires
Traduction dans les processus actuels
Procédure en
AE-CP
Présentation au CF du budget global de fonctionnement Engagement comptable global : impact en comptabilité budgétaire

• Examen du budget prévisionnel en AE et en CP
• Consommation des AE annualisées au titre des engagements pris antérieurement au 1er janvier : impact en comtabilité budgétaire
• Réservation des AE et des CP qui seront consommés au cours de l'année

Signature d'engagements juridiques Enregistrement dans la comptabilité des engagements du gestionnaire : pas d'impact en comptabilité budgétaire Consommation d'AE : impact en comptabilité budgétaire
Signature des ordonnances et mandats Consommation des crédits engagés comptablement : impact en comptabilité budgétaire Consommation des CP: impact en comptabilité budgétaire


• Quelle signification des autorisations d'engagement en dépenses de personnel ?

Il faut distinguer, au sein du futur Titre II, les dépenses du type " rémunérations " et les dépenses d'action sociale. Les dépenses de rémunérations et assimilées ne distingueront pas, de fait, les AE des CP, qui seront consommés, tous deux, de façon concomitante lors du paiement. En revanche, certaines dépenses d'action sociale d'une durée limitée et dont le montant peut être appréhendé lors de l'attribution de l'aide, seront couvertes en AE-CP comme toute dépense de durée limitée, c'est à dire en AE lors de l'attribution de l'aide et en CP lors des décaissements.


• Quel contenu des reports de crédits de paiement en dépenses de personnel ?

Les reports d'AE n'étant pas autorisés dans la LOLF, les reports de CP ne concerneront que les dépenses d'action sociale pour lesquelles les AE et les CP ne sont pas consommées au même moment.


• Les autorisations d'engagement permettront-elles de prendre en compte les charges à payer des dépenses de personnel, notamment les décisions d'avancement ?

Non. Les AE étant consommées au moment du paiement pour les dépenses de rémunérations, elles n'ont pas de consistance particulière différente des paiements.


• Quelle différence entre les autorisations d'engagement et la comptabilité générale d'exercice ?

La comptabilité d'exercice cherche à appréhender le résultat et la situation patrimoniale de l'année.

La comptabilité budgétaire a pour but une maîtrise et une connaissance des engagements juridiques de l'Etat en assurant la consommation de crédits lors de la naissance des dépenses (signature de l'acte juridique) en amont de la constatation des dettes.


• Les autorisations d'engagement ne correspondent-elles pas à la charge en comptabilité générale ?

Non. La charge comptable appréhende les charges se rattachant à l'exercice en retenant comme critère le service fait. En revanche, les AE appréhendent l'ensemble des charges à venir au titre d'engagements juridiques pris.
Les objectifs généraux de la Loi organique sur les Finances publiques (LOLF)
Les missions, programmes et actions
Les budgets opérationnels de programme (périmètre contenu procédures…)
La gestion des dépenses de personnels et des effectifs associés
La gestion par la performance (objectifs, indicateurs…)
La gestion des autorisations d'engagement et des crédits de paiement
L'analyse des coûts
Les opérateurs de l'Etat
La nouvelle comptabilité
Les nouveaux outils et circuits financiers (mandats de gestion, fonds de concours, …)

 

 
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