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La nouvelle comptabilité
Le
champ de la comptabilité s'élargit, le métier de comptable de l'État est
valorisé.
Avec la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances,
l'État a l'obligation d'adapter son cadre comptable d'ici 2006
pour que la comptabilité de État soit davantage un instrument
d'information et de décision. La comptabilité de l'État
doit devenir un instrument au service de la décision publique pour
éclairer les choix des gestionnaires et rendre compte au Parlement.
Il s'agit de mesurer l'efficacité et la performance de l'action
publique et de donner, au Parlement et aux citoyens, une information transparente
sur les finances publiques de l'État et sur son patrimoine. Le
Parlement pourra ainsi comparer les résultats obtenus aux moyens
engagés et revoir tous les ans l'ensemble des moyens alloués
grâce à la justification
au premier euro.
Le métier du comptable public évolue
: il devient le garant de la qualité et de la sincérité
des comptes.
La
distinction entre le budget, acte d'autorisation dont l'exécution
est retracée en caisse, et les comptes de l'État, élaborés
selon les règles du plan comptable général.
La mise en uvre d'une comptabilité d'exercice ou en
droits constatés est affirmée : sauf différence justifiée
par les spécificités de l'action de l'État, les principes
de la comptabilité publique rejoignent les règles applicables
aux entreprises. Pour cela, de nouvelles normes comptables applicables
à l'État ont été arrêtées et
présentées le 21 janvier 2004.
Distincts, le budget et les comptes sont soumis au principe de sincérité,
posé par les articles 27 à 33. Ce principe recouvre toutefois
des exigences différentes :
- pour le budget, l'obligation de sincérité s'entend comme
l'obligation de présenter l'ensemble des ressources et des charges
de l'État " de façon sincère, compte tenu des
informations disponibles et de prévisions qui peuvent raisonnablement
en découler " : la loi de finances doit prendre en compte
les conséquences sur l'équilibre financier des " dispositions
d'ordre législatif ou réglementaire [
] susceptibles
d'affecter les ressources et les charges de l'État dans le courant
de l'année " ;
- pour les comptes, la loi organique dispose qu'ils doivent " être
réguliers, sincères et donner une image fidèle [du]
patrimoine et de [la] situation financière " de l'État
: la sincérité est ici comprise dans le sens traditionnel
que lui donne la doctrine comptable.
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