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Plusieurs facteurs interviennent qui font que la baisse du taux
de rémunération du trimestre ne se répercute
qu'en partie dans le calcul du pourcentage de liquidation.
Comme indiqué précédemment,
tous les agents ne sont pas visés par la baisse de
taux et, parmi ceux qui le sont, certains compensent en utilisant
à plein leur durée de services et bonifications,
voire, si cela ne suffit pas, en prolongeant éventuellement
leur durée de carrière.
L'autre facteur qui compense pour partie
la perte subie du fait de la baisse de taux, c'est évidemment
la surcote qui a permis de relever le pourcentage moyen de
liquidation de 0,2 point en 2004 et de 0,5 point en 2005.
La surcote :
Le tableau ci-après indique la part
des agents civils mis à la retraite en 2004 et en 2005
bénéficiant de la surcote ainsi que le taux
moyen de surcote attribué.
Nouveaux retraités
2004 et 2005
bénéficiaires de la surcote |
| |
2004 |
2005 |
| Part des agents bénéficiaires |
14,18 % |
21,26 % |
| Taux de surcote |
1,51% |
2,55 % |
Il apparaît que la surcote n'a pas généré
dans la majorité des cas une prolongation d'activité
et constitue par conséquent souvent un simple effet
d'aubaine pour les fonctionnaires qui en bénéficient.
En effet, il n'existe pas de hausse de l'âge moyen au
départ des agents bénéficiaires de la
surcote entre 2004 et 2005 ; il est stable à 61 ans
et 6 mois. De plus, les agents auxquels la surcote est attribuée
au titre d'un seul trimestre sont sur-représentés
: à eux seuls, ils représentent près
de 40 % du total des bénéficiaires.
1.1.3 Les perspectives démographiques
Entre 2000 et 2003, les effectifs de nouveaux
retraités ont progressé à un rythme croissant.
2004, année de la réforme, marque une rupture
qui se traduit par l'amorce d'une légère baisse
des départs à la retraite. Cependant, la pyramide
des âges des fonctionnaires en activité montre
que le régime des pensions de retraite de l'Etat va
devoir absorber le choc démographique résultant
de l'arrivée à l'âge de la retraite des
générations nombreuses du baby-boom et de l'allongement
de l'espérance de vie
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(Agrandir le graphique)
Ces départs massifs vont s'opérer essentiellement
dans la population des civils, alors que pour les militaires,
le nombre de départs devrait rester stable.
Cependant, il convient de rester prudent
sur ces estimations. La tendance prévue ne sera sans
doute pas démentie ; toutefois, les modifications de
comportements n'ont pas encore pu être clairement identifiées
et certains dispositifs prévus par la loi d'août
2003 ne sont entrés en application que trop récemment
(notamment le dispositif sur les carrières longues)
pour pouvoir juger de leur impact.
1.2.Les autres concessions en 2005
1.2.1 Les pensions militaires d'invalidité
Contrairement à la tendance constatée
depuis plusieurs années, le nombre de concessions de
pensions d'ayants droit a légèrement augmenté
en 2005. Toutefois, cette modification de tendance apparaît
pour l'heure ponctuelle et sans signification particulière.
En 2005, le Service a concédé
4 857 pensions militaires d'invalidité, dont 1 521
pensions d'ayants droit et 3 336 pensions d'ayants cause,
et effectué 5 626 révisions de pensions.
| Évolution du nombre
des concessions et des révisions de pensions militaires
d'invalidité entre 2004 et 2005 |
| |
2004 |
2005 |
Évolution 2004/2005 en pourcentage |
| Concessions des pensions d'ayants droit |
1 453 |
1 521 |
4,68 |
| Concessions des pensions d'ayants cause |
3 710 |
3 511 |
-5,36 |
| TOTAL |
5 163 |
5 032 |
-2,54 |
| Révisions |
6 384 |
5 626 |
-11,87 |
|