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| Guide de lecture des missions
L’objectif est l’amélioration de l’adéquation entre formation et emploi afin de favoriser l’insertion professionnelle des diplômés. Il s’agit de mettre en œuvre une politique volontariste de suivi des étudiants (forums d’emplois, associations d’anciens élèves…). Pendant longtemps, le diplôme a été conçu comme la sanction d’une formation, la question de l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur étant considérée comme secondaire. Depuis l’instauration du Répertoire National de la Certification Professionnelle (RNCP) par la loi de janvier 2002 dite de modernisation sociale et la mise en place d’une 4ème voie d’accès à la certification : la validation des acquis d’expérience (VAE), les référentiels de certification doivent être construits en relation avec les référentiels d’activités et de métiers auxquels ils sont censés correspondre. Ainsi, la relation formation – diplôme – emploi est désormais au cœur de la politique de l’Etat en matière d’enseignement supérieur. Sont déjà inscrits au RNCP les diplômes suivants : le diplôme de réalisateur-designer des écoles d’art (DNAT), le diplôme de créateur-concepteur d’expressions plastiques, options art, design, communication (DNSEP), le diplôme de concepteur-créateur en arts décoratifs de l’ENSAD, le diplôme de directeur des écoles nationales de musique, danse et art dramatique et des conservatoires nationaux de région, le diplôme de professeur d’enseignement artistique, musique, danse, direction d’école, les diplômes du CNSMD de Paris (DFS) : danseur interprète, chef d’orchestre, musicien-interprète, musicologue (recherche, création, composition), notateur du mouvement dansé, les diplômes du CNSMD de Lyon : danseur interprète (DNESC), chef de chœur (DNESM), musicien-interprète (DNESM), musicologue (recherche, création, composition) (DNESM)… Il est à noter que le niveau d’insertion des diplômés dans la vie professionnelle ne dépend pas uniquement de l’adéquation entre les certifications et les activités et métiers, mais avant tout du contexte économique et du marché de l’emploi. Néanmoins, le ministère peut avoir une action sur les contenus de la formation, sur l’ouverture des établissements d’enseignement supérieur culture au milieu professionnel, sur l’amélioration des conditions de vie de l’étudiant, sur la mise en place de dispositifs de suivi et d’insertion des diplômés. Les données, à ce stade, sont partielles et concernent les écoles d’architecture (DPLG), l’école du Louvre, le Diplôme national de créateur-concepteur d’expressions plastiques (DNSEP) des écoles d’art, la FEMIS et certains établissements relevant du spectacle vivant. En outre, les données présentées ici sont à ce jour le résultat d’études ponctuelles (études menées tous les 2 ans par les écoles d’architecture ou l’école du Louvre, par exemple). Grâce à ces dispositifs et aux résultats de l’étude triennale du CEREQ, qui, dès sa prochaine édition (2007), sera élargie aux établissements d’enseignement supérieur « culture », le ministère disposera à l’avenir de données plus précises et homogènes sur les taux d’insertion actuels des diplômés de ces établissements. L’enjeu, cependant, est d’ores et déjà d’améliorer ce taux d’insertion. En ce qui concerne les écoles d’architecture notamment, mais également les écoles d’art, le passage à la réforme LMD permettra une diversification des diplômes et, de ce fait, une diversification des débouchés en relation avec ces diplômes. Cette réforme favorisera donc, à terme, une meilleure insertion professionnelle des diplômés. | |||
Indicateur n° 1 : Taux d’insertion dans un emploi en rapport avec la formation reçue dans un établissement sous tutelle ou sous contrôle du ministère de la Culture et de la Communication, dans un délai de 3 ans après l’obtention du diplôme.
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2004 |
2005 |
2005 |
2006 |
2007 |
2010 |
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Unités |
Réalisation |
Prévision |
Réalisation |
Prévision |
Prévision |
cible |
Ecoles d’architecture |
% |
73,3 |
73,3 |
73,5 |
73,8 |
>75 |
Enseignants, titulaires du diplôme d’Etat de professeur de musique ou du certificat d’aptitude aux fonctions de professeur de musique (temps partiel ou complet) |
% |
80 |
80 |
82 |
85 |
>85 |
Ecole de danse de l’Opéra national de Paris et CNSMD de Paris |
% |
90 |
90 |
90 |
90 |
>90 |
Ecole du Louvre |
% |
57,9 |
57,9 |
58 |
59 |
>60 |
FEMIS |
% |
74 |
68 |
70 |
71 |
>70 |
Ecoles d'arts (diplômés DNSEP) |
% |
72,7 |
>72 |
>72 |
>72 |
Précisions méthodologiques : pour les écoles d’architecture, le chiffre indiqué correspond aux diplômés du DPLG exerçant une activité de maîtrise d'œuvre architecturale (d’autres activités architecturales seront prises en compte ultérieurement, lorsque les données seront disponibles). Les enquêtes d’insertion des écoles d’architecture sont menées tous les 2 ans. Les valeurs 2004 et 2005 sont donc identiques.
Pour les interprètes musiciens, une étude pilotée par la DMDTS en collaboration avec le DEPS, portant sur les étudiants des CNSMD de Paris et de Lyon et sur les élèves de 14 conservatoires nationaux de région répartis équitablement sur le territoire national, est en cours. Les premiers résultats de cette étude permettent d'établir un taux d'insertion d'environ 75%, ce taux étant de plus de 80% pour les étudiants issus des CNSMD de Paris et de Lyon.
Pour les écoles supérieures en danse telles que le CNSMD de Lyon, l’Ecole supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower et l’Ecole nationale supérieure de Marseille), une observation de l’insertion professionnelle est progressivement mise en place. En ce qui concerne l'école de danse de l'Opéra de Paris, le taux d'insertion est de 95%.
En cirque, une étude réalisée par le Centre national des arts du cirque démontre une insertion professionnelle pour l’ensemble des étudiants (environ 18 étudiants par promotion). Cette insertion est réelle dès l’obtention du diplôme de fin d’études et sur une durée d’au mois cinq années.
En théâtre, une étude portant sur les étudiants des neuf écoles supérieures, à parti d'un taux de réponse de 65%, permet d'établir que 95 % des sortants de ces écoles exerce une activité professionnelle de comédien.
Pour l’école du Louvre : la dernière enquête en date a été réalisée en 02/2004 sur les élèves de 4ème année (1ère année de 2ème cycle) – titulaires du diplôme d’études supérieures-, qui a porté sur les promotions de 1999 à 2002. Vu que seulement 2 ans séparaient les diplômés 2002 du moment de l’enquête, ont été retenus pour l’indicateur les diplômés de 2001.
Pour la FEMIS, sont comptabilisés comme insérés, parmi l’ensemble des élèves d’une promotion, la part des diplômés en n ayant travaillé sur au moins un film au cours des années n+1, n+2, n+3 ; ce taux est inscrit en valeur n+3.
Pour les écoles d'art, l'enquête portant sur les titulaires du DNSEP est exhaustive et s’effectue 30 mois après obtention du diplôme. La population enquêtée comprend tous les diplômés de la promotion du DNSEP 2003 soit 773 diplômés issus de 45 écoles supérieures d'art, soit 6 écoles nationales et 39 écoles territoriales. 461 diplômés (sur 773 et sur 700 joignables) ont répondu aux questionnaires, soit un taux de réponse de 65,9 %. Parmi les diplômés ayant un emploi, 2/3 sont salariés et 1/3 a un emploi indépendant.
Sources des données : A ce stade, cet indicateur est renseigné par les directions centrales en lien avec les établissements d’enseignement supérieur relevant de la culture. Cet indicateur suppose la mise en place d'un dispositif d'observation sur l'insertion professionnelle, piloté par la DDAI, alimenté par les établissements publics et traité pour chaque secteur par la direction de tutelle concernée (DAPA, DAP, DMDTS, CNC, DMF) sur la base d’études d’insertion menées par chaque établissement et coordonnées par les directions de tutelle. Ce projet est en cours au ministère, notamment via la constitution d’une base de données enseignement supérieur culture. L’étude menée tous les 3 ans par le CEREQ sur l’enseignement supérieur (« Génération 2001, 2004 »...) sera, dans l’édition 2007, élargie à l’enseignement supérieur artistique et culturel.
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