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Vendredi 16 février 2007
Balance des paiements - décembre 2006

Résultats provisoires (selon les données établies par la Banque de France)

Avertissement

Comme annoncé le mois dernier, les revenus d’investissements de portefeuille des années 1999 à 2005 ont été recalculés suivant le principe des droits constatés et sont désormais comparables à ceux de l’année 2006. Des informations complémentaires sur les modalités de calculs et l’ampleur des révisions sont fournies sur le site internet de la Banque de France, à l’adresse ci-dessous :
http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/telechar/publi/L07-003z.pdf.pdf

1. Résultats mensuels

1.1. Le déficit du compte de transactions courantes se creuse en données cvs au mois de décembre 2006, à -2,9 milliards d’euros, contre -2,2 milliards en novembre.

1.1.1. Le déficit cvs des échanges de biens s’accroît par rapport au mois précédent, à -3,2 milliards après -2,6 milliards ; les exportations fléchissent de 1,2 %, tandis que les importations progressent de 0,7 %.

1.1.2. Le déficit cvs des échanges de services hors voyages, qui s’était réduit en novembre, s’élargit à -0,7 milliard, du fait notamment d’une dégradation du solde des transports.

1.1.3. Le solde cvs des voyages dépasse 1 milliard d’euros en décembre 2006, dans un contexte de recettes dynamiques, tandis que les dépenses sont stables.

1.1.4. L’excédent cvs des revenus est de même ampleur que le mois précédent, à 1,8 milliard.

1.2. Le solde du compte financier s’établit à -24,5 milliards d’euros en décembre 2006.

1.2.1. Les investissements directs présentent un solde net de -12,0 milliards. Les investissements français à l’étranger atteignent 18,3 milliards, en liaison avec la finalisation de deux opérations majeures de fusion-acquisition, et ce malgré un important désinvestissement. Les investissements étrangers en France se maintiennent à haut niveau (6,3 milliards), sous l’effet d’un regain de vigueur des investissements immobiliers et de prêts et flux de trésorerie intragroupes (ligne « autres opérations ») toujours soutenus.

1.2.2. Les investissements de portefeuille enregistrent des entrées nettes de 26,2 milliards en décembre. Au total, les résidents ont cédé pour 8,1 milliards de titres étrangers, dont 6,2 milliards d’obligations, du fait notamment de l’arrivée à échéance de nombreux titres émis dans la zone euro, et 6,5 milliards d’instruments du marché monétaire, en partie compensés par leurs achats d’actions et titres assimilés (4,6 milliards). Les non-résidents, de leur côté, ont légèrement réduit leurs achats par rapport au mois précédent, à 18,1 milliards, sous l’effet d’un flux négatif de 13,5 milliards sur les instruments du marché monétaire, dont plus de la moitié sur des titres publics. En revanche, ils ont continué à acheter des obligations françaises (15,3 milliards), malgré le faible niveau des émissions d’obligations et bons du Trésor, et surtout des actions et titres d’OPCVM (16,3 milliards).

1.2.3. Les « autres investissements » affichent un solde débiteur de -36,8 milliards en décembre, dû pour l’essentiel à une réduction des engagements nets des IFM (-34,4 milliards).

2. Résultats annuels

2.1 En données brutes, le compte de transactions courantes est déficitaire de -25,3 milliards d’euros en 2006.

2.1.1 Le déficit des échanges de biens s’établit à -27,0 milliards en 2006, après -25,9 milliards en 2005. D’une année à l’autre, les exportations et les importations progressent respectivement de 9,1 % et 8,8 %. Il est à noter que le solde commercial hors énergie s’est sensiblement amélioré entre 2005 et 2006.

2.1.2 Les services hors voyages présentent un déficit de -4,9 milliards, en retrait de 4 milliards par rapport à 2005. D’une année à l’autre, les recettes diminuent de 4,8 %, tandis que les dépenses s’accroissent de 1,9 %. Si la plupart des rubriques sont touchées par cet effet de ciseaux, celles dont le solde est le plus affecté sont les « autres services aux entreprises », les services financiers et les transports.

2.1.3 L’excédent des voyages se monte à 8,3 milliards en 2006. Selon des données provisoires, les recettes auraient été équivalentes à celles de 2005, tandis que les dépenses auraient augmenté de 2,5 %.

2.1.4 L’excédent des revenus atteint 19,9 milliards en 2006, contre 20,8 milliards en 2005, après révision des revenus d’investissements de portefeuille. Comme en 2005, les revenus d’investissements directs constituent le principal poste excédentaire (18,4 milliards, après 18,1 milliards en 2005), après les rémunérations des salariés (8,5 milliards, après 8,4 milliards en 2005). Les revenus d’investissements de portefeuille (-1,9 milliard, après -2,1 milliards en 2005) et les autres revenus d’investissements (-5,1 milliards, après -3,6 milliards en 2005) sont, en revanche, déficitaires.

2.1.5 Les transferts courants nets à destination de l’étranger s’inscrivent à 21,6 milliards, en léger retrait par rapport à 2005.

2.2 En 2006, le compte financier présente un solde positif de 53,4 milliards d’euros.

2.2.1 Par rapport à 2005, les investissements directs étrangers en France continuent à progresser, pour atteindre un montant record de 58,4 milliards, en hausse de 7,3 milliards par rapport à l’année précédente. Les investissements directs français à l’étranger baissent légèrement en 2006, à 87,4 milliards contre 93,0 milliards, en dépit d’une remontée des opérations en capital. Au total, le solde net des investissements directs s’établit à -29,1 milliards sur l’année.

2.2.2 Selon des données provisoires, les investissements de portefeuille ont donné lieu à des sorties nettes de capitaux de 35,5 milliards en 2006, en forte augmentation par comparaison avec l’année précédente. Les résidents ont acquis pour 183,9 milliards de titres étrangers, soit à peine moins qu’en 2005, dont 13 % d’actions et titres d’OPCVM et 87 % de titres de dette, arbitrant au sein de cette catégorie en faveur des obligations et au détriment des instruments du marché monétaire, qu’ils ont vendu à hauteur de 15,5 milliards. Pour leur part, les non-résidents ont réduit de près de 34 milliards leurs achats de titres français par rapport à 2005, à 148,4 milliards. S’ils ont maintenu leurs acquisitions d’obligations, à 114,2 milliards, et sont restés largement acheteurs d’actions et titres d’OPCVM (à hauteur de 44,8 milliards), les non-résidents ont vendu pour 10,7 milliards d’instruments du marché monétaire (contre des achats de 18,6 milliards en 2005), en particulier sous l’effet de la réduction du besoin de financement de l’État en fin d’année et des remboursements consécutifs de Bons du Trésor à court terme.

2.2.3 Toujours selon des données provisoires, les autres investissements (dépôts-crédits) se sont soldés par des entrées nettes de 123,6 milliards en 2006, dont l’essentiel tient à une progression des engagements nets des institutions financières monétaires (IFM) résidentes.

2.2.4 Les avoirs de réserve ont augmenté de 8,8 milliards en 2006.

2.2.5 Les erreurs et omissions nettes s’inscrivent à -27,6 milliards sur l’année 2006, équilibrant en grande partie les erreurs et omissions positives de l’année précédente (33,9 milliards, après révision des revenus d’investissements de portefeuille).

© Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie, 16/02/2007