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La liste des pays tiers équivalents comprend les pays non membres de l’Union européenne qui disposent pour les échanges transfrontaliers d’une équivalence en matière de législation sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme doublée de la reconnaissance d’un niveau suffisant sur la protection des données à caractère personnel.
Arrêté du 27 juillet 2011 relatif à la liste des pays tiers équivalents (article L-561-9 II-2 du CMF)
Le rapport annuel 2010 de Tracfin en français et en anglais est en ligne.
Ce rapport dresse un panorama sur l’année 2010 des risques émergents les plus récurrents en matière de blanchiment. Le développement de l’économie souterraine générateur d’une importante fraude fiscale et sociale apparaît comme une tendance forte de cette année, de même que le retour des escroqueries de type pyramide de Ponzi, le recours à des comptes collecteurs ou l’intensification de la cybercriminalité.
Le service Tracfin est resté mobilisé en 2010 pour accomplir sa mission : contribuer à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Vous pourrez également y retrouver l’essentiel de l’activité institutionnelle du service ainsi que les données chiffrées pour 2010.
Pour consulter le communiqué de presse
Le Gafi publie un rapport typologique sur le blanchiment issu de la traite des êtres humains et du trafic de migrants : ce projet a été co-présidé par Tracfin et le Group of International Finance Centre Supervisors (GIFCS) et est en ligne sur le site du GAFI.
A l’issue de sa dernière réunion plénière à Mexico, le 24 juin 2011, le Gafi a procédé à une mise à jour significative de ses deux listes de juridictions présentant des défaillances stratégiques en matière de LCB-FT.
L’attention des professionnels est par conséquent appelée sur la nécessité de tenir compte du communiqué de la Direction générale du Trésor en ligne sur son site : http://www.tresor.bercy.gouv.fr/directions_services/dgtpe/gafi/c110711_gafi.pdf
En raison de l’augmentation continue de ses effectifs, TRACFIN est amené à déménager dans de nouveaux locaux.
À compter du 3 mai prochain, les professionnels soumis au dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui ne recourent pas à la télé-déclaration devront donc faire parvenir leurs déclarations de soupçon à l’adresse suivante :
10, rue Auguste Blanqui
93 186 Montreuil-sous-Bois cedex
TRACFIN appelle l’attention des professionnels assujettis au dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme et de leurs clients à propos de courriers frauduleux utilisant le logo de TRACFIN et le titre du directeur du Service.
Ces courriers ou ces télécopies, accompagnés d’un accusé de réception de fonds et d’un formulaire, invitent les particuliers à fournir des données personnelles (nom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone, numéro de compte bancaire).
TRACFIN encourage les personnes recevant ce genre de courriers à les transmettre au Service afin d’appuyer l’action judiciaire qu’il entend engager.
Au regard des évènements récemment survenus en Libye, l’ensemble des professionnels visés à l’article L561-2 du code monétaire et financier (CMF) sont invités à appliquer avec une particulière attention les mesures de vigilance complémentaires prévues à l’article R561-20 du CMF à l’égard de toutes les opérations susceptibles de concerner, directement ou indirectement, des personnes visées au 2° de l’article L561-10 et R561-18 du CMF et en lien avec la Libye.
En application de ces textes et de l’article L561-10-2 du CMF, il est signalé que ces mesures de vigilance doivent particulièrement porter sur toute transaction susceptible de concerner des biens détenus ou contrôlés, directement ou indirectement par personne physique ou morale interposée (y compris toute personne morale de droit public), par M. Mouammar Kadhafi, par les membres directs de sa famille et les personnes connues pour lui être étroitement associées au sens de l’article R561-18-II et R561-18-III.
Les opérations susceptibles de relever des dispositions de l’article L561-15 I et II du CMF devront sans délai faire l’objet d’une déclaration à Tracfin.
Les déclarants sont par ailleurs invités à signaler particulièrement les déclarations concernant des opérations mettant en péril le suivi des sommes concernées (retraits substantiels en espèces, achat de métaux précieux, envois de fonds vers l’étranger etc.) afin de mettre Tracfin en mesure d’exercer, le cas échéant, les prérogatives prévues àl’article L561-25.
Dans un communiqué de presse du 28 février, Mme Christine LAGARDE a souligné que le Groupe d’action financière (GAFI) place la France parmi les 3 pays les plus performants au monde en matière de lutte contre le blanchiment.
Concernant plus particulièrement Tracfin, le communiqué indique que :
« Le rôle de Tracfin, cellule nationale de renseignements financiers, est pleinement reconnu. Le rapport souligne ainsi les efforts importants déployés par ce service dans le cadre de sa mission d’analyse des déclarations de soupçons, de plus en plus nombreuses, et souligne que le service présente de nombreux signes de maturité. Le rapport, qui juge Tracfin en conformité avec les exigences du GAFI, préconise aussi quelques pistes à suivre pour renforcer davantage l’efficacité de son action (hausse des moyens consacrés aux enquêtes, amélioration du suivi statistique). »
Consulter le communiqué de presse
Consulter les principales conclusions du rapport d’évaluation sur le site du Gafi
Au regard des évènements récemment survenus en Egypte, l’ensemble des professionnels visés à l’article L561-2 du code monétaire et financier (CMF) sont invités à appliquer avec une particulière attention les mesures de vigilance complémentaires prévues à l’article R561-20 du CMF à l’égard de toutes les opérations susceptibles de concerner, directement ou indirectement, des personnes visées au 2° de l’article L561-10 et R561-18 du CMF et en lien avec l’Egypte.
Les opérations susceptibles de relever des dispositions de l’article L561-15 I et II du CMF devront sans délai faire l’objet d’une déclaration à Tracfin.
Les déclarants sont par ailleurs invités à signaler particulièrement les déclarations concernant des opérations mettant en péril le suivi des sommes concernées (retraits substantiels en espèces, achat de métaux précieux, envois de fonds vers l’étranger etc.) afin de mettre Tracfin en mesure d’exercer, le cas échéant, les prérogatives prévues àl’article L561-25.
Au regard des évènements récemment survenus en Tunisie, l’ensemble des professionnels visés à l’article L561-2 du code monétaire et financier (CMF) sont invités à appliquer avec une particulière attention les mesures de vigilance complémentaires prévues à l’article R561-20 du CMF à l’égard de toutes les opérations susceptibles de concerner, directement ou indirectement, des personnes visées au 2° de l’article L561-10 et R561-18 du CMF et en lien avec la Tunisie.
Les opérations susceptibles de relever des dispositions de l’article L561-15 I et II du CMF devront sans délai faire l’objet d’une déclaration à TRACFIN.
Les déclarants sont par ailleurs invités à signaler particulièrement les déclarations concernant des opérations mettant en péril le suivi des sommes concernées (retraits substantiels en espèces, achat de métaux précieux, envois de fonds vers l’étranger etc.) afin de mettre TRACFIN en mesure d’exercer, le cas échéant, les prérogatives prévues à l’article L561-25.
Le décret n° 2011-28 du 7 janvier 2011 et l’arrêté du 7 janvier 2011 parus au Journal Officiel de la République Française du 8 janvier 2011 modifient l’organisation du Service TRACFIN.
En effet, la croissance continue des déclarations de soupçon reçues et la diversification des missions induites par l’ordonnance du 30 janvier 2009 ont rendu nécessaire de revoir la précédente organisation résultant des textes de décembre 2006.
Les nouvelles dispositions, qui accompagnent une révision en profondeur des modalités de fonctionnement du Service TRACFIN, ont deux objectifs :
Recentrer l’action opérationnelle du service autour de ses missions essentielles
L’action opérationnelle du Service s’organise désormais autour de deux départements et d’une cellule spécialisée :
Par ailleurs, une cellule spécifique est dédiée au traitement des affaires de financement du terrorisme.
Les fonctions support sont assurées par un département des affaires administratives et financières (DAAF) qui se substitue à la cellule « affaires générales ».
Améliorer la formalisation des transmissions à l’Autorité judiciaire
L’arrêté précise également le processus interne d'examen des notes d’informations transmises par TRACFIN à l’Autorité judiciaire en conférant expressément un rôle spécifique au conseiller juridique du Service, magistrat issu de la magistrature judiciaire. Son avis, consultatif, et portant sur la caractérisation juridique des faits décrits dans la note de transmission, est désormais obligatoire pour tous les dossiers transmis à l’Autorité judiciaire, sauf cas d’urgence.
Ce qui change pour les professionnels :
La nouvelle organisation de TRACFIN n’affecte évidemment en rien les obligations des professionnels. Toutefois le dialogue avec les professionnels s’organisera comme suit :
Pour en savoir plus sur la réorganisation du service
Dans le cadre de sa politique d’accompagnement des professionnels concernés par le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, TRACFIN poursuit sa démarche de formalisation de lignes directrices.
En collaboration étroite avec la DGCCRF, TRACFIN publie de nouvelles lignes directrices conjointes à l’intention des professionnels visés à l’article L.561-2 15°) du code monétaire et financier.
Ces lignes directrices explicitent les modalités d’application des obligations de vigilance et de déclaration de soupçon auxquelles sont soumises les personnes exerçant l’activité de domiciliation à l’égard de leurs clients. Elles ont également pour objet de guider les professionnels dans la mise en place de procédures et de mesures de contrôle interne.
Ce document explicite d’abord les principes généraux du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme puis précise les conditions de mise en œuvre des obligations de vigilance et des obligations de déclaration auprès de TRACFIN, afin de faciliter leur démarche déclarative.
Après la publication de lignes directrices conjointes à l’intention des professionnels visés au 8° de l’article L.561-2 du code monétaire et financier, il s’agit de la deuxième collaboration avec la DGCCRF.
Consulter ces lignes directrices
Afin d’accompagner dans leurs démarches déclaratives les professionnels concernés par le dispositif, TRACFIN met à leur disposition un nouveau mode d’emploi de la déclaration au titre du code monétaire et financier.
Ce document précise, étape par étape, la marche à suivre pour remplir chaque rubrique du formulaire de déclaration. Les modalités d’envoi et les précisions techniques sont également détaillées dans ce document. Un rappel des principales recommandations concernant l’établissement et l’envoi de la déclaration est, en outre, repris dans ce document.
Ce nouveau mode d’emploi a fait l’objet d’une consultation auprès d’un panel de professionnels déclarants.
Pour consulter ce document : cliquer ici.
Ce document pourra également être consulté à tout moment sous la rubrique thèmes/formulaire de déclaration.
de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes et de Tracfin relatives à la mise en œuvre, par les professionnels visés au 8° de l’article L.561-2 du code monétaire et financier, de leurs obligations en matière lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
Consulter le site de la DGCCRF
Au terme d'un travail commun, l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) et Tracfin ont adopté le 21 juin 2010 des lignes directrices à l'intention des organismes financiers soumis au contrôle de l'ACP en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Les lignes directrices ont pour objet d'expliciter les textes en vigueur et visent à faciliter la démarche déclarative des assujettis. Elles doivent permettre de les accompagner dans la mise en œuvre de leurs obligations de vigilance (détection des anomalies, analyse des faits conduisant au soupçon, modalités et délais de déclaration).
Ces lignes directrices, qui se substituent aux lignes directrices conjointes de la Commission bancaire et Tracfin publiées en décembre 2009, concernent tous les organismes financiers des secteurs de la banque et de l’assurance assujettis au contrôle de l’ACP.
L’ACP publie simultanément des principes d’application sectoriels concernant la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme pour le secteur de l’assurance. Les principes d’application sectoriels sont des documents de portée sectorielle (voire ne concernant qu’une partie d’un secteur ou un certain type d’opérations).
Les lignes directrices et les principes d’application sectoriels ont des niveaux d’application différents, puisque l’un a un champ d’application plus général et l’autre est particulier à un secteur ; ils ont tous deux une même valeur pour les personnes contrôlées par l’ACP, dont ils expriment l’analyse sur les conditions d‘application de la réglementation.
En ce qui concerne les principes d’application sectoriels, quatre premières fiches sont publiées. Elles concernent :
- l’approche par les risques,
- l’établissement de la relation d’affaires,
- l’exercice de la vigilance,
- la déclaration de soupçon.
Les lignes directrices et les principes d’application sectoriels ont fait l'objet, préalablement à leur adoption, d'une concertation au sein de la Commission consultative Lutte anti blanchiment instituée par l'Autorité de contrôle prudentiel. Ils sont publics et feront l'objet d'adaptations ultérieures pour tenir compte des évolutions normatives ainsi que des retours d'expérience de l'Autorité de contrôle prudentiel et de Tracfin.
Pour consulter ces lignes directrices : cliquez ici
Pour consulter les principes d’application sectoriels : cliquez ici
Par arrêté de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et du ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat du 25 juin 2010, M. Philippe JURGENSEN est nommé président du conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, pour une période de trois ans renouvelable.
Le rapport annuel 2009 de Tracfin en ligne ici
Le rapport présente les tendances, typologies et les nouveaux risques en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme apparus au cours de l’année 2009 notamment la détection de la fraude à la TVA sur le marché des quotas de CO2.
Vous pourrez également y retrouver l’essentiel de l’activité institutionnelle du service ainsi que les données chiffrées pour 2009.
Pour consulter le dossier de presse
Pour consulter le communiqué de presse
Ces lignes directrices, préalablement à leur adoption, ont fait l’objet d’une concertation avec les associations professionnelles des organismes concernés
Elles explicitent les modalités de déclaration à Tracfin, l’extension du champ déclaratif (notamment à la fraude fiscale) ainsi que les obligations de vigilances des professionnels relevant de la compétence de l’AMF et soumis au dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Ces lignes directrices ont un caractère de recommandations et ne se substituent pas aux mesures et procédures de contrôle interne.
Pour consulter ces lignes directrices
L’assemblée plénière du GAFI a validé deux documents, publiés sur le site (http://www.fatf-gafi.org) :
Les pays identifiés sont les suivants :
L’attention des professionnels est appelée :
Ce formulaire version n° 2, désormais rénové, intègre les dispositions issues de la transposition de la troisième directive européenne antiblanchiment en droit interne.
Dans le cartouche « à propos de l’envoi », les professionnels pourront indiquer à partir du menu déroulant à quel titre du code monétaire et financier ils effectuent leur déclaration de soupçon. Six options sont proposées au déclarant qui pourra, notamment, préciser s’il effectue une déclaration au titre d’une suspicion de fraude fiscale ou encore si les opérations qu’il signale concernent des pays et territoires non coopératifs.
Par ailleurs, l’utilisation de ce formulaire est particulièrement recommandée aux professionnels qui n’effectuent pas de télé-déclarations.
Pour consulter le nouveau formulaire de Télé-déclaration
Pour effectuer une déclaration de soupçon avec le nouveau formulaire
Ce nouveau conseil d’orientation se substitue et remplace le conseil d’orientation du pôle ministériel de lutte contre les circuits financiers clandestins créé par le décret du 6 décembre 2006.
Le conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme veillera :
– à assurer une meilleure coordination des services de
l’Etat et autorités de contrôle concernés par
la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du
terrorisme, afin de renforcer son efficacité ;
– favoriser la concertation avec les professions
impliquées dans le dispositif afin
d’améliorer leur participation ;
– proposer des améliorations au dispositif national de
lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du
terrorisme ;
– suivre l’élaboration et la mise à jour
régulière d’un document de synthèse sur la
menace de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Cette structure sera présidée pour une période de trois ans renouvelable par une personnalité qualifiée désignée conjointement par le ministre de l’Économie et le ministre du Budget, après avis du ministre de l’Intérieur et du Garde des sceaux. La direction générale du Trésor et de la politique économique en assure le secrétariat.
Le conseil d’orientation comprend, outre son président, vingt-trois membres représentants des services de l’État et des autorités de contrôles. Les représentants des professionnels déclarants ainsi que des personnalités qualifiées peuvent y être associés en tant que de besoin.
J’ai le plaisir de vous annoncer aujourd’hui l’ouverture du nouveau site dédié à Tracfin.
Dans ce site, vous trouverez des informations complètes et régulièrement mises à jour en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme tant sur le plan national qu’international.
Une rubrique entièrement consacrée aux typologies et tendances guidera les professionnels dans leur démarche de vigilance à l’égard des opérations douteuses dont ils peuvent avoir connaissance.
Vous pourrez consulter l’agenda de nos rencontres régulières avec les professionnels et consulter la lettre d’information qui leur est adressée ainsi que la rubrique FAQ mise à jour régulièrement.
Enfin, les professionnels pourront continuer à télé-déclarer leurs soupçons en accédant à la télé-DS dans la rubrique « Professionnels, télé-déclarez. »
Au terme d’un travail commun qui a débuté en septembre 2009, Tracfin et la Commission bancaire ont adopté des lignes directrices à l’intention des établissements de crédit en ce qui concerne le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Ces lignes directrices explicitent les textes en vigueur et visent à faciliter la démarche déclarative ces professionnels, soumis au contrôle de la Commission bancaire. Ils y trouveront des éléments utiles, en ce qui concerne notamment :
– la détection des anomalies,
– l’analyse des faits conduisant au soupçon,
– les modalités et des délais de déclaration,
– les règles de confidentialité en matière d’échanges de données au sein d’un groupe bancaire.
Ce support met également l’accent sur l’utilisation obligatoire d’un formulaire unique de déclaration disponible sur ce site.
Les textes en vigueur issus de l’ordonnance n° 2009-104 du 30 janvier 2009 y sont également explicités.
Préalablement à leur adoption, ces lignes directrices ont fait l’objet d’une concertation de place organisée conjointement par la Commission bancaire et Tracfin.
Ces lignes directrices sont publiques. Pour les consulter : cliquer ici
L'ordonnance (n°2009-104) du 30 janvier 2009 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, impose à certains professionnels impliqués dans le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (banques, entreprises d'investissements, assureurs, opération de change de devises proposée par les hôtels ou campings, activité des casinos, experts-comptables, avocats, etc.) d'être vigilants vis-à-vis de leur clientèle. Au regard des pièces et documents qu'ils réunissent à l'occasion d'une opération qu'ils mènent pour le compte de leur client, s’ils relèvent des faits de nature à pouvoir constituer une opération illicite, ils doivent en faire la déclaration au procureur de la République.
Le décret (n°2009-1087) du 2 septembre 2009 précise la portée et le contenu de cette obligation auprès du service Tracfin.
Il définit notamment la notion de :
Le décret précise également :
Concernant l'obligation de vigilance constante sur la relation d'affaires, les personnes mentionnées à l'article L561-2 du Code monétaire et financier, doivent désormais en application de l'article R561-12 :
- avant d'entrer en relation d'affaires : recueillir et analyser les éléments d'information, parmi ceux figurant sur la liste dressée par un arrêté, nécessaires à la connaissance de leur client ainsi que de l'objet et de la nature de la relation d'affaires, pour évaluer le risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ;
- pendant toute la durée de la relation d'affaires : assurer une surveillance adaptée aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme en vue de conserver une connaissance adéquate de leur client ;
- à tout moment : de justifier aux autorités de contrôle l'adéquation des mesures de vigilance qu'elles ont mises en œuvre aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme présentés par la relation d'affaires.
Enfin, lorsque le banquier ouvre un compte après avoir vérifié le domicile et l'identité du postulant, qui est tenu de présenter un document officiel comportant sa photographie, il doit désormais conserver les informations suivantes : nom, prénoms, date et lieu de naissance du postulant, nature, date et lieu de délivrance du document présenté et nom de l'autorité ou de la personne qui l'a délivré ou authentifié.
Pour l'ouverture d'un compte au nom d'une personne morale, le banquier doit demander la présentation de l'original ou l'expédition ou la copie de tout acte ou extrait de registre officiel datant de moins de 3 mois constatant la dénomination, la forme juridique, l'adresse du siège social et l'identité des dirigeants.
Enfin, le texte indique les éléments concernant les missions et l’organisation de la cellule de renseignement financier Tracfin. Il précise, en outre, les conditions d’exercice de son droit d’opposition à la réalisation d’une transaction.
4 septembre : publication de l’arrêté précisant certaines dispositions du décret n° 200-1087 du 2 septembre 2009
Cet arrêté du 2 septembre 2009 est pris en application de l’article R.561-12 du Code monétaire et financier et définit les éléments d’information liés à la connaissance du client et de la relation d’affaires aux fins d’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
M. Yves ULMANN succède à M. Philippe DEFINS au poste de directeur adjoint de Tracfin.
Mme Charlotte CAUBEL, magistrate, est le nouveau conseiller juridique de Tracfin
Publication au Journal officiel du 25 août 2009 du décret n°2009-1013 portant application du premier alinéa de l’article L.561-13 du code monétaire et financier : le seuil mentionné au premier alinéa de l’article L.561-13 du code monétaire et financier (seuil de vérification de l’identité des joueurs et enregistrement de leurs noms et adresse pour les casinos) est fixé à 2 000 euros par séance.
Parution au Journal officiel du 18 juillet 2009 du décret n° 2009- 874 énumérant les critères nécessaires à une déclaration de soupçon en matière de fraude fiscale (au titre de l’article L.561-15-II du Code monétaire et financier).
En présence de M. Éric Woerth , ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’État, Tracfin a signé le mercredi 8 juillet 2009 à Pékin un accord de coopération avec son homologue chinois.
D’application immédiate, cet accord permettra d’échanger entre les deux pays des informations opérationnelles concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il sera à terme élargi à Hong-Kong et Macao dont certaines législations sont en cours d’adaptation.
Si selon les dispositions du code monétaire et financier, Tracfin peut échanger des informations avec ses homologues étrangers qui remplissent les conditions de réciprocité et de respect du secret professionnel, certaines cellules de renseignement financier doivent néanmoins disposer, en préalable, d’un accord de coopération.
Cet accord porte à 34 le nombre des accords signés par Tracfin depuis sa création. Le dernier accord de coopération avait été signé en novembre 2008 avec la cellule de renseignement financier des Antilles néerlandaises le MOT-AN.
Les accords de coopération signés par Tracfin depuis sa création
Novembre 1991 :AUSTRAC (Australie)
Janvier 1992 : Guardia di Finanza (Italie)
Février 1992 : FINCEN (États-Unis)
Février 1994 : CTIF (Belgique)
Octobre 1994 : SICCFIN (Principauté de Monaco)
Juillet 1996 : SEPBLAC (Espagne)
Septembre 1996 : DIA (Italie)
Mai 1997 : NCIS (Royaume-Uni)
Juin 1997 : SEDRONAR (Argentine)
Octobre 1997 : Procuraduria fiscal (Mexique)
Juin 1998 : FAU MF (République tchèque)
Septembre 1998 : DCITE (Portugal)
Mai 1999 : MLCH (Finlande)
Novembre 1999 : Parquet du tribunal d’arrondissement (Luxembourg)
Décembre 1999 : UIC (Italie)
Novembre 2000 : Comité de l’article 7 (Grèce)
Juin 2000 : MOKAS (Chypre)
Juin 2000 : COAF (Brésil)
Septembre 2000 : UIAF (Colombie)
Avril 2001 : FIS (Guernesey)
Juin 2001 : UAF (Panama)
Mai 2002 : UPB (Principauté d’Andorre)
Décembre 2002 : MROS (Suisse)
Février 2003 : FMC (Russie)
Juin 2004 : Commission d’enquête spéciale (Liban)
Octobre 2004 : IVE (Guatemala) ; SDFM (Ukraine) ; KoFIU (Corée)
Décembre 2004 : FINTRAC (Canada)
Août 2005 : UAF (Chili)
Octobre 2006 : FIU Maurice (Ile Maurice)
Octobre 2007 : EFFI (Liechtenstein)
Novembre 2008 : MOT-NA (Antilles néerlandaises)
Juillet 2009 : CAMLMAC (Chine)
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