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4 septembre 2009 : publication du décret relatif au déclenchement de l’obligation de vigilance.

L'ordonnance (n°2009-104) du 30 janvier 2009 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, impose à certains professionnels impliqués dans le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (banques, entreprises d'investissements, assureurs, opération de change de devises proposée par les hôtels ou campings, activité des casinos, experts-comptables, avocats, etc.) d'être vigilants vis-à-vis de leur clientèle. Au regard des pièces et documents qu'ils réunissent à l'occasion d'une opération qu'ils mènent pour le compte de leur client, s’ils relèvent des faits de nature à pouvoir constituer une opération illicite, ils doivent en faire la déclaration au procureur de la République.
Le décret (n°2009-1087) du 2 septembre 2009 précise la portée et le contenu de cette obligation auprès du service Tracfin.
Il définit notamment la notion de :

  1. bénéficiaire effectif,
  2. d'activité financière accessoire,
  3. d'identification du client,
  4. d'identification du bénéficiaire effectif,
  5. d'identification du client occasionnel,
  6. de nouvelle identification du client.

 Le décret précise également :

  1. les conditions de mise en œuvre des obligations de vigilance par des tiers ;
  2. les obligations applicables lorsqu'il est mis fin à la relation d'affaires ;
  3. les obligations en cas de faible risque de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme ;
  4. le contenu des mesures de vigilance complémentaires et des mesures de vigilance renforcée ;
  5. l'obligation de désigner un déclarant et un correspondant, en fonction de la fonction exercée par le déclarant ;
  6. le contenu et la transmission des déclarations.

Concernant l'obligation de vigilance constante sur la relation d'affaires, les personnes mentionnées à l'article L561-2 du Code monétaire et financier, doivent désormais en application de l'article R561-12 :
 - avant d'entrer en relation d'affaires : recueillir et analyser les éléments d'information, parmi ceux figurant sur la liste dressée par un arrêté, nécessaires à la connaissance de leur client ainsi que de l'objet et de la nature de la relation d'affaires, pour évaluer le risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ;
- pendant toute la durée de la relation d'affaires : assurer une surveillance adaptée aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme en vue de conserver une connaissance adéquate de leur client ;
- à tout moment : de justifier aux autorités de contrôle l'adéquation des mesures de vigilance qu'elles ont mises en œuvre aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme présentés par la relation d'affaires.
Enfin, lorsque le banquier ouvre un compte après avoir vérifié le domicile et l'identité du postulant, qui est tenu de présenter un document officiel comportant sa photographie, il doit désormais conserver les informations suivantes : nom, prénoms, date et lieu de naissance du postulant, nature, date et lieu de délivrance du document présenté et nom de l'autorité ou de la personne qui l'a délivré ou authentifié.
Pour l'ouverture d'un compte au nom d'une personne morale, le banquier doit demander la présentation de l'original ou l'expédition ou la copie de tout acte ou extrait de registre officiel datant de moins de 3 mois constatant la dénomination, la forme juridique, l'adresse du siège social et l'identité des dirigeants.
Enfin, le texte indique les éléments concernant les missions et l’organisation de la cellule de renseignement financier Tracfin. Il précise, en outre, les conditions d’exercice de son droit d’opposition à la réalisation d’une transaction.

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4 Septembre : publication  de l’arrêté précisant certaines dispositions du décret n° 200-1087 du 2 septembre 2009.

Cet arrêté du 2 septembre 2009 est pris en application de l’article R.561-12 du code monétaire et financier et définit les éléments d’information liés à la connaissance du client et de la relation d’affaires aux fins d’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

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1er septembre 2009

M. Yves ULMANN succède à M. Philippe DEFINS au poste de directeur adjoint de Tracfin.
Mme Charlotte CAUBEL, magistrate, est le nouveau conseiller juridique de Tracfin.

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25 août 2009 : publication du décret relatif au seuil de vérification de l’identité des joueurs
Publication au Journal Officiel du 25 août 2009 du décret n°2009-1013 portant application du premier alinéa de l’article L.561-13 du code monétaire et financier : le seuil mentionné au premier alinéa de l’article L.561-13 du code monétaire et financier (seuil de vérification de l’identité des joueurs et enregistrement de leurs noms et adresse pour les casinos) est fixé à 2 000 euros par séance.
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18 juillet 2009 - Parution du décret énumérant les critères nécessaires à une déclaration de soupçon en matière de fraude fiscale
Parution au Journal Officiel du 18 juillet 2009 du décret n° 2009- 874 énumérant les critères nécessaires à une déclaration de soupçon en matière de fraude fiscale (au titre de l’article L.561-15-II du Code monétaire et financier).
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8 juillet 2009 - Signature d’un accord de coopération avec la Chine

En présence de M. Éric Woerth , ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’État,  Tracfin a signé le mercredi 8 juillet 2009 à Pékin  un accord de coopération avec son homologue chinois.

D’application immédiate, cet accord permettra d’échanger entre les deux pays des informations opérationnelles concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il sera à terme élargi à Hong-Kong et Macao dont certaines législations sont en cours d’adaptation.

Si selon les dispositions du code monétaire et financier, Tracfin peut échanger des informations avec ses homologues étrangers qui remplissent les conditions de réciprocité et de respect du secret professionnel, certaines cellules de renseignement financier doivent néanmoins disposer, en préalable, d’un accord de coopération.

Cet accord porte à 35 le nombre des accords signés par Tracfin depuis sa création. Le dernier accord de coopération avait été signé en mars 2009 avec la cellule de renseignement financier argentine. 

Les accords de coopération signés par Tracfin depuis sa création

Novembre 1991 : AUSTRAC (Australie)
Janvier 1992 : Guardia di Finanza  (Italie)
Février 1992 : FINCEN (États-Unis)
Février 1994 : CTIF (Belgique)
Octobre 1994 :SICCFIN (Principauté de Monaco)
Juillet 1996 : SEPBLAC (Espagne)
Septembre 1996 : DIA (Italie)
Mai 1997 : NCIS ( Royaume-Uni)
Juin 1997 :SEDRONAR (Argentine)
Octobre 1997 : Procuraduria fiscal (Mexique)
Juin 1998 :  FAU MF ( République tchèque)
Septembre 1998 : DCITE (Portugal)
Mai 1999 : MLCH ( Finlande)
Novembre 1999 : Parquet du tribunal d’arrondissement (Luxembourg)
Décembre 1999 : UIC (Italie)
Novembre 2000 : Comité de l’article 7 (Grèce)
Juin 2000 :  MOKAS (Chypre)
Juin 2000 : COAF (Brésil)
Septembre 2000 : UIAF (Colombie)
Avril 2001 : FIS (Guernesey)
Juin 2001 : UAF (Panama)
Mai 2002 : UPB (Principauté d’Andorre)
Décembre 2002 : MROS (Suisse)
Février 2003 : FMC (Russie)
Juin 2004 : Commission d’enquête spéciale (Liban)
Octobre 2004 : IVE (Guatemala) ; SDFM (Ukraine) ; KoFIU (Corée)
Décembre 2004 : FINTRAC (Canada)
Août 2005 : UAF (Chili)
Octobre 2006 : FIU Maurice (Ile Maurice)
Octobre 2007 : EFFI (Liechtenstein)
Novembre 2008 : MOT-NA (Antilles néerlandaises)
Mars 2009 : UIF Argentina (Argentine)
Juillet 2009 : CAMLMAC (Chine)


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